Réseau de Prévention et de Prise en charge de l'Obésité Pédiatrique

Un nouveau regard sur la prise en charge

Dès le plus jeune âge, l’enfant se perçoit souvent différent des autres, du fait de ses kilos en trop. Exposé à de multiples moqueries et souffrant de l’image qu’il renvoie, il peut se mettre petit à petit à l’écart pour s’en protéger, se tourner vers le monde des écrans et trouver du réconfort dans l’alimentation. Côté parents, comment deviner alors ce qui se joue dans la cour de l’école et dans la tête de son enfant, comment déjouer le piège de cet insidieux repli sur soi-même qui ne va finalement faire qu’aggraver la situation ?
Une fois le diagnostic d’obésité posé sur ces "rondeurs exagérées", l’enfant ou l’adolescent fait l’objet d’une nouvelle attention de la part de ses proches. La nature de son goûter, le contenu de ses assiettes, son manque d’intérêt pour le sport deviennent la cible de nombreux commentaires. Il devrait alors faire preuve de volonté pour adopter un comportement irréprochable en tous points et ne transgresser aucune règle d’autant plus d’ailleurs s’il est adolescent, en âge de comprendre le bénéfice à en retirer en termes de santé.
Comment satisfaire aux recommandations de manger moins gras, moins salé, moins sucré, consommer 5 fruits et légumes, pratiquer 1h d’activité physique par jour s’il est le seul à devoir le faire ? Comment accepter ce poids et cette situation qui le met en marge parfois au sein même de sa famille ?
La prise en charge doit être globale et tient compte des comportements, des pensées, des émotions, de l’éducation, de l’entourage. Elle ne vise pas uniquement une perte de poids mais tend à instaurer des changements durables dans le rapport aux autres et à soi-même.
 

Accompagnement psychologique

Quels signes d’alerte ?

Les enfants et adolescents peuvent présenter des signes de mal-être psychologique variables en nature et intensité. Il est important d’être vigilant à toute rupture ou modification dans les comportements de l’enfant ou de l’adolescent (agressivité, auto-dévalorisation, comportements régressifs, difficultés dans les relations familiales et amicales, isolement, tristesse, refus scolaire, évènements de vie traumatiques, troubles du comportement alimentaire…).

Il peut être délicat de pointer la nécessité d’un accompagnement psychologique, certaines familles voire professionnels peuvent redouter ou stigmatiser une telle démarche. Les familles seront d’autant plus en mesure de l’accepter que la proposition s’appuiera sur leurs témoignages, plaintes et demandes de changement (« on ne sait plus comment faire! » « je n’en peux plus, je ne supporte plus cette situation »…).

Accompagnement social

Quelles sont les principales missions du service social ?

  • Accès aux droits et aux soins
  • Favoriser l’autonomie et l’insertion
  • Protection de l’enfance
  • Prévention, coordination et orientation
  • Accompagnement et développement de projet

En pratique, il s’agit de :

  • Soutenir l’enfant et la famille dans le projet de soins
  • Participer à la prise en charge globale par une évaluation et un accompagnement de la situation familiale, scolaire, éducative, sociale, économique et administrative
  • Informer et orienter les familles et les professionnels vers les services sociaux et structures relais de la prise en charge, qu’elles soient sociales, médicales, médico-sociales et/ou scolaires. 
  • Accompagner les projets du réseau au niveau social